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14 julho, 2024

Joyeux 14 juillet

 Claude Monet | La rue Montorgueil, Paris | 1878


Liberté 

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.


Paul Eluard



21 abril, 2024

Vou com o tempo

           Claude Monet | Impression, Soleil levant (Impressão, nascer do sol) | 1872


Mudam-se os tempos, mudam-se as vontades
No dia-a-dia presente
As palavras fluem no caderno branco
Os sorrisos vivem esbranquiçados 
As flores perfumam os caminhos
Pequenos gestos serenam meu peito
A magia da confiança germina lentamente.

Mudam-se os tempos, mudam-se as afinidades
Na distância instalada
A tinta escasseia na página branca
Os dias acompanham os contornos da lua 
Os silêncios atormentam  o cansaço
O mar salpica memórias 
A saudade esbate-se implacavelmente. 

Nos tempos mudados
Permanece a ausência
Os dias longos, tristes
de escuridão
Procuro pequenos gestos 
de cumplicidade
Moro na página branca
da incompreensão

A melancolia habita-me.

GR


21 janeiro, 2024

Papoilas

 

                            Claude Monet | Champs de coquelicots en Argenteuil | 1873



estou opiada de ti
e percorres-me os nervos todos
com papoilas borboletas vermelhas

o meu corpo entrança-se de sonhos
e sente-se caminhando por dentro

aspiro-te
como se me faltasse o ar
e os perfumes dançam-me

qualquer coisa como uma droga bem forte
corpo e alma
rezam pequenas orações
gestos ritmados ao abraçar-te como que abraça
sonhos

coisa estranha

opiada me preciso ou apenas vestida de papoilas e
muito sol com luas por dentro

para poder mastigar estes sonhos
reais como mandrágoras


Poema de Ana Mafalda Leite



27 outubro, 2023

LÀ-BAS, JE NE SAIS OÙ

 


Claude Monet, Chegada do Comboio da Normandia, Gare de Saint-Lazare, 1877




LÀ-BAS, JE NE SAIS OÙ...



Véspera de viagem, campainha...
Não me sobreavisem estridentemente!

Quero gozar o repouso da gare da alma que tenho
Antes de ver avançar para mim a chegada de ferro
Do comboio definitivo,
Antes de sentir a partida verdadeira nas goelas do estômago,
Antes de pôr no estribo um pé
Que nunca aprendeu a não ter emoção sempre que teve que partir.

Quero, neste momento, fumando no apeadeiro de hoje,
Estar ainda um bocado agarrado à velha vida.
Vida inútil, que era melhor deixar, que é uma cela?
Que importa? Todo o universo é uma cela, e o estar preso não tem que ver com o tamanho da cela.
Sabe-me a náusea próxima o cigarro. O comboio já partiu da outra estação...
Adeus, adeus, adeus, toda a gente que não veio despedir-se de mim,
Minha família abstracta e impossível...
Adeus dia de hoje, adeus apeadeiro de hoje, adeus vida, adeus vida!
Ficar como um volume rotulado esquecido,
Ao canto do resguardo de passageiros do outro lado da linha.
Ser encontrado pelo guarda casual depois da partida —
«E esta? Então não houve um tipo que deixou isto aqui?» —

Ficar só a pensar em partir,
Ficar e ter razão,
Ficar e morrer menos...

Vou para o futuro como para um exame difícil.
Se o comboio nunca chegasse e Deus tivesse pena de mim?

Já me vejo na estação até aqui simples metáfora.
Sou uma pessoa perfeitamente apresentável.
Vê-se — dizem — que tenho vivido no estrangeiro.
Os meus modos são de homem educado, evidentemente.
Pego na mala, rejeitando o moço, como a um vício vil.

E a mão com que pego na mala treme-me e a ela.

Partir!
Nunca voltarei.
Nunca voltarei porque nunca se volta.
O lugar a que se volta é sempre outro,
A gare a que se volta é outra.
Já não está a mesma gente, nem a mesma luz, nem a mesma filosofia.

Partir! Meus Deus, partir! Tenho medo de partir!...


Poesias de Álvaro de Campos, Fernando Pessoa



18 março, 2012

Claude Monet et ses nymphéas

Claude Monet affirmait que son jardin n'avait été créé que pour le plaisir des yeux. Claude Monet (Paris, 1840 - Giverny, 1926) : "Nymphéas" (1907), huile sur toile, 87 x 92 cm. The Art Institute of Chicago, Etats-Unis.
 © Visipix


Pour Claude Monet, la nuance et la complexité de la lumière étaient plus importantes que le sujet du tableau. Illustration avec les deux variantes d'un tableau. Claude Monet (Paris, 1840 - Giverny, 1926) : "Nymphéas" (1905), huile sur toile, 89 x 100 cm. Museum of Fine Arts, Boston, Etats-Unis.
© Visipix 


« J’ai mis du temps à comprendre mes nymphéas… Je les cultivais sans songer à les peindre… Un paysage ne vous imprègne pas en un jour… Et puis, tout d’un coup, j’ai eu la révélation des féeries de mon étang. J’ai pris ma palette. Depuis ce temps, je n’ai guère eu d’autre modèle. »
Monet

in FCM

07 novembro, 2010

Claude Monet au Grand Palais - Paris

Galeries Nationales - Grand Palais, Paris
22 septembre 2010 -24 janvier 2011

Voyagez avec la peinture de Claude Monet: http://www.monet2010.com/fr#/home/


Glycines - 1917-1920 huile sur toile, 100 x 200 cm Musée d'art et d'histoire,
Dreux © Musée d'art et d'histoire Marcel-Dessal, Ville de Dreux

Terrasse à Sainte-Adresse - 1867 huile sur toile, 98 x 130 cm
The Metropolitan Museum of Art, New York

21 setembro, 2010

Claude Monet au Grand Palais - Paris



Claude Monet

(1840-1926,

le grand maître de l’impressionnisme, dans les galeries nationales du Grand Palais à Paris : c’est l’exposition événement de cette rentrée. Une rétrospective riche de 175 tableaux. Le Grand Palais inaugure mercredi la plus importante rétrospective
consacrée à Monet à Paris depuis 30 ans, l'occasion pour les Français de redécouvrir la fraîcheur et la lumière d'une peinture qu'ils ont injustement snobée.
Pendant plus de 60 ans, Claude Monet a peint sans relâche. Son oeuvre, placée sous le signe du réalisme dans les années 1860, incarne ensuite la plus pure expression de l'impressionnisme, puis devient au XXe siècle l'un des fondements de l'art moderne. C'est l'ensemble de ce parcours riche et fécond que l'exposition réinterroge. Réunissant près de deux cents peintures, elle rassemble des prêts exceptionnels du musée d'Orsay et des collections nationales, comme des musées et collections privées du monde entier.